Dans une démarche visant à renforcer la confiance autour du prochain scrutin, le Conseil électoral provisoire (CEP) a rencontré, ce lundi 16 mars 2026, les représentants du secteur privé des affaires. Au cœur des échanges : les défis sécuritaires, le cadre légal et les garanties de transparence pour les joutes à venir.
C’est dans une atmosphère empreinte de gravité que Jacques Desrosiers, président du CEP, a ouvert les discussions. accompagné de la conseillère Yves Marie Edouard et d'une équipe technique, que le représentant de la presse au sein du CEP a débuté cette rencontre : l'élection n'est pas une simple procédure administrative, mais l’unique voie pour restaurer la légitimité démocratique en Haïti.
« Les élections demeurent, dans une société démocratique, le moyen privilégié d’accéder à un pouvoir légitime », a martelé Jacques Desrosiers devant un auditoire composé de représentants de plusieurs associations du secteur de l’économie nationale, notamment l’ADIH, l’AMCHAM, ainsi que les chambres de commerce franco-haïtienne (CFHCI), haïtiano-canadienne (CCIHC) et de l’Ouest (CCIO).
Si la volonté politique est affichée, le CEP n'a pas occulté les obstacles de taille. Pour Jacques Desrosiers, deux piliers conditionnent la réussite du processus :
L'instauration d'un environnement stable est jugée impérative pour permettre aux électeurs et aux candidats d'évoluer sans crainte.
Et La disponibilité des fonds qui est le moteur indispensable à la logistique électorale.
L’institution a également profité de l'occasion pour vulgariser les innovations majeures du Décret électoral du 1er décembre 2025, tout en faisant le point sur l’état d’avancement du calendrier et les modalités d’inscription sur les listes électorales.
De son côté le secteur privé a exprimé ses préoccupations sur des dossiers sensibles qui agitent la chronique politique. Parmi eux : La question des sanctions : Quel sort pour les personnalités sous le coup de sanctions des Nations Unies ou d’États étrangers ? Les exigences concernant la gestion des anciens comptables de deniers publics ont été soulevées, ainsi que les enjeux liés à la fiabilité de la carte de l’ONI ont fait l’objet de discussions techniques.
Le Directeur exécutif, Jean Roger Philippe Augustin, épaulé par les directeurs Jean Marie Rémy (Registre électoral) et Joubert Pollas Junior (Programmation), se sont relayés pour apporter des précisions techniques, tentant de lever les zones d'ombre qui pourraient freiner la participation citoyenne aux élections.
En clôturant cette séance, le président Desrosiers a réitéré sa volonté de maintenir un « dialogue franc et constructif ». Pour le CEP, l'inclusion des forces vives du pays est la clé pour garantir un processus non seulement transparent, mais surtout crédible aux yeux de la population et de la communauté internationale.
Alors que les membres du Conseil Électoral Provisoire continuent de sillonner les provinces et l'étranger, de dépenser l'argent du pays sans avoir la certitude que les élections vont se tenir, plus d'un croient qu'il serait mieux que le gouvernement résolve le problème d'insécurité avant toute dépense aveugle afin d'éviter une autre perte d'argent, de temps et d'énergie à ce pays déjà sur les dents économiquement.

